A
FAIRE LIRE A TOUS LES JEUNES QUI VEULENT FAIRE DE
LA COMPETITION
«Vincent Vittoz, comment s'est passé
ce 50 km classique ?
Comme prévu, c'était une course d'usure.
Le niveau est tellement dense, c'est très
compliqué de sortir. Ça se joue dans
le final. A partir de là, il n'y a plus d'illusion
pour moi. On connaît mes lacunes. J'ai beaucoup
couru pendant ces Jeux. Au début de course,
j'étais un peu derrière. Je n'étais
pas super bien. Je me suis accroché, je me
suis battu. Dans le final, je me retrouve devant.
Je sais que c'est mon point fort. Je tente de durcir
mais ce n'était pas suffisant. Je ne pense
pas que j'étais le plus fort. Je ne repars
pas déçu de ce 50 km : je suis content
d'arriver avec ce groupe de tête.
Quels
souvenirs garderez-vous de ces Jeux Olympiques
?
Cela a été beaucoup d'émotions.
Je me suis battu, j'ai tout donné. A partir
de là, je n'ai rien à regretter.
Parfois, je n'ai pas eu de réussite mais
j'ai aussi rencontré des gens de valeur
face à moi, plus forts tout simplement.
Cela a été dur après le relais
(4e). Ce jour-là, j'y ai vraiment cru.
C'est aussi un bon signe. Il faut retenir qu'on
a joué et que c'était possible même
si cela n'a pas voulu sourire. On a fait un beau
travail avec l'équipe. J'ai envie de retenir
la coopération avec le biathlon, le combiné
nordique. On est de la même famille. J'ai
apprécié les résultats de
ces jeunes en biathlon et en combiné. Ça
m'a fait chaud au coeur. J'espère qu'on
va continuer à travailler dans les clubs
pour avoir une base plus solide.
Cela a-t-il été facile de repartir
au combat après la déception du
relais ?
On n'a pas le choix. C'est sûr que j'étais
abattu mercredi soir (après le relais).
Il faut savoir tourner la page. Je me suis dit
qu'une prochaine fois, ça pourrait sourire.
Le relais, c'est certainement (ma plus grosse
déception) mais ce n'est pas personnel.
C'était plus pour l'histoire de toute l'équipe,
pour le staff. Cela aurait été une
belle récompense pour tous ceux qui s'investissent
depuis une dizaine d'années autour de nous
et qui ont construit cette histoire. L'équipe
repartira avec ou sans moi. Les bases sont là,
il y a des jeunes derrière.
''Avec
ou sans moi'', cela veut dire que vous pourriez
continuer votre carrière ?
Ma décision n'est pas prise par rapport
à mon avenir sportif. Pour l'instant, j'ai
envie de voir ma famille, faire un bon repas à
quatre, aller chercher Louna à l'école,
donner le biberon à Anja, des trucs d'un
père de famille. On réfléchira
en famille. Avec Helène, je prendrai ma
décision. »
source : L'équipe
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