ski de fond
Vincent Vittoz
 
 
 
mardi 2 mars 2010
 
Ca c'est tout Vittoz !
 
Voici ci-dessous les propos tenus par Vincent Vittoz après la dernière course des Jeux Olympiques, des propos à faire lire à tous les jeunes compétiteurs.
On ne dira jamais assez ce que ce coureur aura apporté au ski de fond français. On a tous été profondément attristés de le voir revenir de Vancouver sans une médaille. On souhaite vraiment très fort qu'il n'arrête pas sa carrière après Vancouver où il nous a tant fait vibrer. A-t-il déjà été aussi fort que pendant cette quinzaine ?
A FAIRE LIRE A TOUS LES JEUNES QUI VEULENT FAIRE DE LA COMPETITION

«Vincent Vittoz, comment s'est passé ce 50 km classique ?

Comme prévu, c'était une course d'usure. Le niveau est tellement dense, c'est très compliqué de sortir. Ça se joue dans le final. A partir de là, il n'y a plus d'illusion pour moi. On connaît mes lacunes. J'ai beaucoup couru pendant ces Jeux. Au début de course, j'étais un peu derrière. Je n'étais pas super bien. Je me suis accroché, je me suis battu. Dans le final, je me retrouve devant. Je sais que c'est mon point fort. Je tente de durcir mais ce n'était pas suffisant. Je ne pense pas que j'étais le plus fort. Je ne repars pas déçu de ce 50 km : je suis content d'arriver avec ce groupe de tête.

Quels souvenirs garderez-vous de ces Jeux Olympiques ?
Cela a été beaucoup d'émotions. Je me suis battu, j'ai tout donné. A partir de là, je n'ai rien à regretter. Parfois, je n'ai pas eu de réussite mais j'ai aussi rencontré des gens de valeur face à moi, plus forts tout simplement. Cela a été dur après le relais (4e). Ce jour-là, j'y ai vraiment cru. C'est aussi un bon signe. Il faut retenir qu'on a joué et que c'était possible même si cela n'a pas voulu sourire. On a fait un beau travail avec l'équipe. J'ai envie de retenir la coopération avec le biathlon, le combiné nordique. On est de la même famille. J'ai apprécié les résultats de ces jeunes en biathlon et en combiné. Ça m'a fait chaud au coeur. J'espère qu'on va continuer à travailler dans les clubs pour avoir une base plus solide.


Cela a-t-il été facile de repartir au combat après la déception du relais ?
On n'a pas le choix. C'est sûr que j'étais abattu mercredi soir (après le relais). Il faut savoir tourner la page. Je me suis dit qu'une prochaine fois, ça pourrait sourire. Le relais, c'est certainement (ma plus grosse déception) mais ce n'est pas personnel. C'était plus pour l'histoire de toute l'équipe, pour le staff. Cela aurait été une belle récompense pour tous ceux qui s'investissent depuis une dizaine d'années autour de nous et qui ont construit cette histoire. L'équipe repartira avec ou sans moi. Les bases sont là, il y a des jeunes derrière.

''Avec ou sans moi'', cela veut dire que vous pourriez continuer votre carrière ?
Ma décision n'est pas prise par rapport à mon avenir sportif. Pour l'instant, j'ai envie de voir ma famille, faire un bon repas à quatre, aller chercher Louna à l'école, donner le biberon à Anja, des trucs d'un père de famille. On réfléchira en famille. Avec Helène, je prendrai ma décision. »

source : L'équipe

 
Vittoz plus Hjelmeset que Hjelmeset
 
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