Saut féminin
Encore dans l'attente
 
 
 
mercredi 26 octobre 2010
 
Le saut féminin doit encore patienter avant d'avoir une reconnaissance olympique
 
Le Comité International Olympique (CIO) s'est déclaré "favorable" à l'introduction de sept épreuves, dont le saut à skis féminin, aux Jeux Olympiques d'hiver de Sotchi en 2014, lors d'une réunion de sa commission exécutive lundi à Acapulco.

Les autres disciplines en bonne voie pour être disputées à Sotchi sont le ski half-pipe (hommes et femmes), le ski et le snowboard slopestyle (hommes et femmes), le relais mixte en biathlon, l'épreuve de luge par équipes, et en relais.

À deux reprises, le CIO avait refusé d'inclure le saut à ski féminin aux Jeux Olympiques de Vancouver. Outrées, les femmes avaient porté leur cause jusqu'à la Cour suprême canadienne. Le CIO exigeait la présentation de deux Championnats du monde avant de laisser le saut à ski féminin entrer dans la grande famille olympique.

Les premiers mondiaux féminins ont eu lieu en République tchèque en 2009. La faible représentativité et les trop grands écarts de niveaux entre les concurrentes avaient été critiqués. En effet, 36 sauteuses étaient réunies. La première, l'Américaine Lindsey Van, avait sauté 97,5m et la dernière, l'Italienne Barbara Stuffer, 52m.

Depuis, on a constaté plusieurs évolutions. Le nombre de pratiquantes augmente régulièrement et le niveau général s'est élevé.
Depuis 2005, les femmes possédaient un circuit de compétition en Coupe continentale. Mais à compter de 2011-2012, la Fédération Internationale de ski (FIS) a l'intention de créer la parité avec les hommes en instaurant un circuit de Coupe du monde pour la gent féminine. L'exploit réalisé en septembre par Daniela Iraschko a également marqué les esprits ; l'Autrichienne avait battu de 2,50m le record du tremplin de Lillehammer détenu depuis les JO par le Norvégien, Espend Bredesen.

La décision est donc en suspens jusqu'à la fin de la saison. Les coupes du monde et surtout les Mondiaux d'Oslo, le 25 février 2011, seront observés à la loupe. La décision finale appartiendra au président du CIO, Jacques Rogge, a décidé la commission exécutive qui a pris cette (non) décision en accord avec les critères que le CIO impose aux sports olympiques: universalité, équité entre hommes et femmes, et intérêt pour les jeunes pratiquants.

Côté français, on suppose que nos jeunes sauteuses verraient d'un bon oeil l'introduction du saut féminin aux JO de Sotchi d'autant qu'avec Coline Mattel, notre pays aurait une grande chance de médaille.


< Daniela Iraschko
Les Françaises qui participent au circuit national
ESPIAU CAROLINE (1992)
MATTEL COLINE (1995)
CLAIR JULIA (1994)
LEMARE LEA (1996)
TAILLARD CORALIE (1995)
BEAUMONT TIPHAINE (1996)
GEOFFRAY ANAIS (1994)
MORAT LUCILE (2001)
MARTIN LUCIE (1998)
ALBRIEUX ANNE (2000)
UNION SPORTIVE AUTRANAISE
S.C LES CONTAMINES MONTJOIE
SKI CLUB XONRUPT
CLUB DES SPORTS COURCHEVEL
RISOUX CLUB CHAUX NEUVE
SKI CLUB LES HOUCHES
SKI CLUB BOIS D'AMONT
SKI AMICAL MEAUDRAIS
S.C LES CONTAMINES MONTJOIE
CLUB DES SPORTS COURCHEVEL
Jacques Gaillard responsable du saut féminin français nous livre ses impressions :
"Le développement du saut féminin, c'est un peu le serpent qui se mord la queue. Dans la plupart des pays, les fédérations attendent que la discipline soit olympique pour débloquer les budgets nécessaires. Aujourd'hui, quelques nations : l'Allemagne, l'Autriche, l'Italie, la Slovénie, le Japon, la Norvège, et les Etats-Unis (qui fait participer les filles aux frais de déplacements) ont les moyens d'être présentes sur pratiquement tout le circuit. Et encore, avec des équipes très réduites quand il s'agit, de partir au Japon ou en Scandinavie. Lorsque le circuit fait étape en Europe de l'ouest, la participation est souvent d'une soixantaine de sauteuses de 14 ou 15 nations.

En France, grâce aux résultats de Coline Mattel, mais aussi avant elle, de Caroline Espiau, la fédération met chaque année plus de moyens. On est de plus en plus présents et la France fait maintenant partie des nations qui comptent.
Pour qu'un concours soit "beau", il faut aussi et surtout, comme chez les hommes, que le jury soit bon et ce n'est pas toujours le cas. Surtout quand, comme aux championnats du monde de Liberec, les conditions météo sont difficiles avec du vent et des chutes de neige. Ce concours, qui était très important pour la discipline, a été, "grâce" à l'incompétence du jury, un fiasco quand à la reconnaissance du saut féminin.

Les Championnats du monde d'Oslo devraient être déterminants. Une fois encore, tout va se jouer sur un concours. On croise les doigts pour que les conditions soient bonnes et que le jury soit à la hauteur de l'évènement. Le nouveau rêglement qui permet de changer la barre d'élan au cours d'une manche et qui tient compte de la direction et de la force du vent avec un système de compensation va lui faciliter la tâche. On y croit !
"