JO Vancouver > biathlon
sprint hommes
 
 
 
dimanche 14 février 2010
 
SPRINT HOMMES > Vincent Jay champion olympique !!! C'était le jour Jay...
 


Vincent Jay

SPRINT HOMMES
1
JAY Vincent
FRA
0+0
24'07.8
2
SVENDSEN Emil
NOR
1+0
+12.2
3
FAK Jakov
CRO
0+0
+14.0
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31
32
33
34
35
36
37
38
39
40
41
42
43
44
45
46
47
48
49
50
51
52
53
54
55
56
57
58
59
60
61
62
63
64
65
66
67
68
69
70
71
72
73
74
75
76
77
78
79
80
81
82
83
84
85
86
87
88
DNS

BAUER Klemen
DERYZEMLYA Andriy
LEGUELLEC Jean Philippe
HURAJT Pavol
FERRY Björn
TEELA Jeremy
TCHEREZOV Ivan
EDER Simon
SUMANN Christoph
FREI Thomas
BRICIS Ilmars
USTYUGOV Evgeny
HALLENBARTER Simon
BJOERNDALEN Ole Einar
SLESINGR Michal
STEPHAN Christoph
SYMAN Alexandr
GREIS Michael
SEDNEV Serguei
BIRNBACHER Andreas
HANEVOLD Halvard
ANEV Krasimir
SIMMEN Matthias
MARIC Janez
VITEK Zdenek
SIKORA Tomasz
SHIPULIN Anton
TOBRELUTS Indrek
ZHANG Chengye
SEMENOV Serhiy
LANDERTINGER Dominik
FOURCADE Martin
BAILEY Lowell
PEIFFER Arnd
LINDSTRÖM Fredrik
SAVITSKIY Yan
NOVIKOV Sergey
ANTILA Timo
BERGMAN Carl Johan
VALIULLIN Rustam
WINDISCH Markus
MESOTITSCH Daniel
BERGER Lars
BURKE Tim
KOIV Kauri
ABRAMENKO Evgeny
RASTORGUJEVS Andrejs
CHERVYHKOV Alexsandr
SOUKUP Jaroslav
DEFRASNE Vincent
HAKKINEN Jay
JACKSON Lee-Steve
HOFER Lukas
RUPNIK Vasja
DOKL Peter
KLETCHEROV Michail
COLA Mattia
DE LORENZI Christian
LESSING Roland
TCHOUDOV Maxim
LIBIETIS Kristaps
LEE In-Bok
MATIASKO Marek
MORAVEC Ondrej
ISA Hidenori
WEGER Benjamin
PINZARU Victor
FOURCADE Simon
KENESHEV Dias
PUURUNEN Paavo
KALDVEE Martten
SIMOCKO Dusan
MATIASKO Miroslav
DERKACH Vyacheslav
PIKSONS Edgars
JONSSON Magnus
TAGSCHERER Imre
PETROVIC Milanko
KENANOV Miroslav
ILIEV Vladimir
BRAICHENKO Nikolay
SZCZUREK Lukasz
SLETTEMARK Oystein
ALMOUKOV Alexei
TSAKIRIS Athanassios
SLO
UKR
CAN
SVK
SWE
USA
RUS
AUT
AUT
SUI
LAT
RUS
SUI
NOR
CZE
GER
BLR
GER
UKR
GER
NOR
BUL
SUI
SLO
CZE
POL
RUS
EST
CHN
UKR
AUT
FRA
USA
GER
SWE
KAZ
BLR
FIN
SWE
BLR
ITA
AUT
NOR
USA
EST
BLR
LAT
KAZ
CZE
FRA
USA
GBR
ITA
SLO
SLO
BUL
ITA
ITA
EST
RUS
LAT
KOR
SVK
CZE
JPN
SUI
MDA
FRA
KAZ
FIN
EST
SVK
SVK
UKR
LAT
SWE
HUN
SRB
BUL
BUL
KAZ
POL
GRL
AUS
GRE
0+1
2+0
0+1
0+1
0+0
1+1
1+1
0+0
2+0
0+0
1+1
0+2
2+0
3+1
0+1
0+1
0+0
1+2
0+0
0+1
1+0
0+0
1+0
1+1
0+1
0+2
0+1
0+1
0+1
0+1
2+2
3+0
0+0
1+1
1+0
1+0
1+0
0+1
1+1
1+1
0+0
1+1
2+2
1+2
1+1
0+0
2+1
1+2
1+1
2+1
0+0
1+1
2+2
0+3
0+0
0+0
0+1
2+2
2+1
1+1
1+0
1+3
1+2
2+1
1+2
3+0
1+0
1+3
0+1
2+2
2+1
1+2
1+3
0+3
1+1
0+3
2+2
1+3
1+0
1+2
1+2
1+1
3+4
3+1
2+3
+17.4
+40.7
+49.8
+1:07.2
+1:12.4
+1:13.9
+1:18.1
+1:24.4
+1:24.9
+1:29.1
+1:33.5
+1:40.1
+1:40.5
+1:41.1
+1:43.1
+1:43.3
+1:45.7
+1:48.2
+1:49.4
+1:58.6
+1:59.9
+2:01.3
+2:03.7
+2:04.7
+2:05.9
+2:08.4
+2:10.9
+2:11.1
+2:12.1
+2:12.7
+2:15.9
+2:17.8
+2:18.8
+2:21.3
+2:25.5
+2:27.4
+2:29.6
+2:29.6
+2:33.9
+2:35.9
+2:36.9
+2:37.5
+2:45.2
+2:47.0
+2:48.2
+2:50.0
+2:57.5
+3:02.1
+3:02.6
+3:06.8
+3:09.6
+3:10.3
+3:10.5
+3:13.0
+3:13.2
+3:15.3
+3:17.1
+3:18.1
+3:18.2
+3:20.2
+3:24.7
+3:26.3
+3:29.6
+3:32.0
+3:34.4
+3:35.8
+3:44.8
+3:45.2
+3:56.8
+3:57.0
+3:59.9
+4:03.6
+4:08.1
+4:15.1
+4:15.2
+4:21.4
+4:31.0
+4:31.1
+4:32.4
+4:37.2
+4:44.2
+4:54.2
+6:48.0
+6:50.1



Il fallait être dans le premier groupe aujourd'hui pour pouvoir jouer sa chance à fond. Vincent Jay l'a prise sans complexe. Quand on l'a vu s'élancer comme un taureau furieux, on a senti qu'il allait se passer quelque chose. Le Français a maîtrisé ses deux passages sur le pas de tir et a fini très fort au moment où les éléments se sont déchaînés sur le stade : une neige humide est tombée en rafales sur la grande majorité des favoris encore en piste. Le Français a passé la ligne d'arrivée avec son dossard 6, en levant le bras, étonnamment persuadé d'avoir réussi un exploit.

Comme hier avec Magdalena Neuner, un seul des favoris a échappé au désastre, c'est Emil Svendsen qui termine à 12s de Vincent Jay.
Une autre surprise, c'est le podium du Croate Jakov Fak.

Les frères Fourcade et Vincent Defrasne ont skié en pleine tourmente et se retrouvent très loin. Simon se trouve même exclus de la poursuite.

Que faut-il penser de cette course où les conditions ont été très changeantes ? Les sept premiers du classement étaient dans les quatorze premiers dossards. Seuls deux coureurs avec des dossards élevés, Björn Ferry et Simon Eder, sont venus s'intercaler dans les quinze premiers. Certes, des favoris n'ont pas pu jouer pleinement leur chance mais certains, pourtant bien placés dans le premier groupe, se sont sortis eux-mêmes du jeu en ratant leur tir couché, c'est le cas de Ole Einar Bjoerndalen, de Christoph Summan, de Simon Fourcade.

En conclusion, cette course nous laisse une drôle d'impression. De la joie, de la tristesse, un mélange bizarre que l'encadrement va devoir gérer avec habileté. Le biathlon français a déjà rempli son contrat mais on peut leur faire confiance, tout le monde va rester mobilisé pour nous faire vivre encore de belles choses.
Vincent Jay : "C'est un très grand jour dans ma vie. J'ai de la difficulté à le réaliser encore. J'ai été avantagé par la météo et par le dossard. J'ai su saisir ma chance. C'est super, je fais un tir parfait et je n'ai peut être jamais skié aussi bien de ma vie. Après les conditions de neige ont changé, il s'est mis à pleuvoir et à neiger. On n'était pas attendus Marie et moi, donc nous avions un peu moins de stress. Les Jeux reste la course d'un jour, ça prouve que tout peut se passer. C'est bien pour notre discipline. On a une équipe jeune, qui monte progressivement. Il y a une très bonne atmosphère, personne ne se tire dans les pattes.
Après mon premier tir couché, je savais qu'il me restait deux tours à faire, et notamment le tir debout, mais je me sentais bien. C'est seulement dans le dernier tour, quand j'ai vu que j'arrivais à tenir Ole Einar Bjorndalen que j'ai compris que je pouvais réussir quelque chose de grand. Mardi, pour la poursuite, je pars dans une très bonne position mais il faut se remettre en cause en permanence. Ce n'est pas parce qu'aujourd'hui j'ai tiré dix sur dix qu'en poursuite je tirerais vingt sur vingt, on ne peut pas faire de conclusion comme ça mais je donnerai le meilleur de moi-même."

Stéphane Bouthiau :"C'est fait. Disons qu'il a su saisir sa chance. Inattendu ? Oui et non. Il a gagné l'an dernier les préolympiques ici, c'est un endroit qui lui convient. Bien entendu, les conditions ont joué en sa faveur. Mais encore fallait-il faire le plein au tir. Il a su le faire. Je pense que c'est amplement mérité, c'est la médaille du mérite. C'est un bosseur énorme. Ca signifie 8 à 900 heures d'entraînement physique dans l'année, 4 à 500 heures passées derrière la carabine dans une chambre ou dans un garage. C'est la victoire de l'abnégation. Lui, il en fait beaucoup, des fois trop d'ailleurs et ça lui joue des tours. Là, on a joué sur la fraîcheur depuis 15 jours et son corps ne doit pas avoir l'habitude de se reposer. Il a tout explosé. La météo a été un énorme facteur, bien sûr. Mais il y avait du monde, notamment Ole Einar Bjoerndalen. Dans les mêmes conditions, il n'a pas su saisir sa chance. Mentalement, c'est toujours plus facile quand on n'a pas obtenu de résultats probants depuis le début de saison. Lui, personne ne l'attendait. Il a fait son truc un peu à l'image de ce qu'a fait Marie Dorin, 3e du sprint dames hier. Tout ce qu'il pouvait avoir comme résultat, ce n'était que du "bénef". Il a saisi sa chance, je répète, et ça donne un titre olympique !"


 
Bjoerndalen dans la tourmente
Svendsen
V A N C O U V E R
les horaires - les médailles - les Français - les résultats